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Matomo analytics, comment exploiter pleinement cet outil pour piloter sa stratégie de marketing digital

Matomo analytics, comment exploiter pleinement cet outil pour piloter sa stratégie de marketing digital

Matomo analytics, comment exploiter pleinement cet outil pour piloter sa stratégie de marketing digital

Google Analytics vous donne de l’urticaire depuis le passage à GA4 ? Vous n’êtes pas seul. Entre la complexité de l’interface, les limitations liées à la vie privée et la dépendance à Google, de plus en plus de marques, freelances et créateurs regardent ailleurs. Et l’alternative la plus crédible aujourd’hui, c’est Matomo.

Le problème : beaucoup installent Matomo “pour être compliant RGPD”, mais ne l’exploitent jamais vraiment comme un vrai levier de pilotage de leur marketing digital.

Dans cet article, on va voir comment utiliser Matomo non pas comme un simple compteur de visites, mais comme un cockpit pour piloter votre contenu, vos campagnes et vos ventes.

Pourquoi Matomo change (vraiment) la donne pour votre stratégie digitale

Avant de parler tableaux de bord et funnels, posons le décor : pourquoi basculer (ou au moins tester) Matomo dans votre stack analytics ?

3 raisons principales :

Autrement dit : Matomo n’est pas juste “le Google Analytics européen”. Bien configuré, c’est un outil qui colle mieux à la réalité des petites marques, des indépendants et des créateurs de contenu qui veulent des chiffres exploitables, pas juste jolis.

Installer Matomo, c’est bien. Le configurer pour le marketing, c’est mieux

Beaucoup s’arrêtent après avoir collé le script de tracking. Résultat : un joli graphe de trafic… inutilisable pour prendre des décisions.

Voici les priorités à paramétrer pour que Matomo devienne utile pour votre marketing digital.

Définir les objectifs qui comptent vraiment (et pas juste les pages vues)

Dans Matomo, les “Objectifs” sont votre boussole. C’est ce qui va vous permettre de répondre à la seule question qui compte : “Qu’est-ce qui génère réellement des résultats pour mon business ?”

Quelques exemples d’objectifs marketing concrets à configurer :

Chaque objectif peut être :

Sans cette étape, vous resterez bloqué à des questions de vanity metrics : “J’ai eu +20 % de trafic”, au lieu de “Mes leads ont augmenté de 15 % grâce à ce nouveau contenu”.

Traquer vos campagnes comme un pro (et arrêter de deviner)

Ensuite, il faut donner à Matomo la capacité de distinguer vos différentes actions marketing. C’est là que les paramètres de campagne entrent en jeu.

Le principe : chaque lien que vous partagez (newsletter, post LinkedIn, campagne d’influence, pub Meta, etc.) est tagué avec des paramètres, un peu comme les UTM de Google.

Les plus importants :

Exemple d’URL pour une campagne Instagram organique :

https://www.votresite.fr/guide-gratuit?pk_campaign=guide-freelance&pk_source=instagram&pk_medium=organique

Ce marquage va vous permettre de :

Sans tracking de campagne propre, vous resterez dans le flou sur ce qui marche vraiment. Avec, vous pouvez couper sans état d’âme ce qui ne convertit pas.

Exploiter les segments pour voir ce que les moyennes cachent

Les moyennes mentent. Si vous regardez juste “taux de conversion global = 2 %”, vous ratez des insights clés. Les segments dans Matomo vous permettent d’isoler des audiences très précises.

Quelques segments utiles pour piloter votre marketing :

Concrètement, ça sert à quoi ? À prendre de meilleures décisions :

Segmenter, c’est arrêter de gérer votre stratégie digitale “au global” et commencer à piloter finement, canal par canal, audience par audience.

Suivre vos funnels et détecter les vrais points de friction

Matomo permet de construire des entonnoirs (funnels) très clairs pour visualiser les étapes clés de votre parcours utilisateur. C’est un des outils les plus sous-exploités… et pourtant un des plus puissants.

Exemples de funnels à créer :

L’objectif : repérer où ça casse.

Au lieu de refaire toute votre page de vente “parce que ça ne convertit pas”, vous corrigez précisément l’étape qui bloque. C’est là que la donnée devient rentable.

Analyser le contenu qui génère vraiment du business (et pas juste des vues)

Pour les créateurs et les marques qui misent sur le contenu (blog, SEO, réseaux sociaux), Matomo peut vous aider à séparer le contenu “qui fait joli” du contenu “qui rapporte des leads ou des ventes”.

Quelques rapports à regarder de près :

Cas typique : vous découvrez que vos 3 meilleurs articles SEO en trafic ne génèrent presque aucune conversion, alors qu’un article de niche, moins sexy, mais très ciblé, ramène 50 % des leads.

Qu’est-ce que vous faites avec cette info ?

Vous arrêtez de courir après les pages vues, et vous optimisez pour les résultats.

Exploiter Matomo pour mesurer vos actions social media et influence

Si vous bossez sur les réseaux sociaux ou avec des créateurs, Matomo peut devenir votre allié pour sortir du “ça fait de la visibilité” et aller vers “ça génère X leads et X ventes”.

Deux cas d’usage concrets :

1. Mesurer la vraie performance de vos réseaux sociaux

Résultat : vous pouvez décider d’axer sur les formats et canaux qui génèrent du chiffre, pas seulement de la portée.

2. Piloter vos campagnes d’influence

À la clé : vous savez quels créateurs garder, amplifier, ou laisser tomber, sur la base de données concrètes, pas seulement de likes ou d’impressions.

Ne pas négliger l’attribution (et éviter de surestimer le dernier clic)

Comme tout bon outil analytics, Matomo propose des modèles d’attribution pour ne pas tout faire reposer sur le “dernier clic”. Parce que non, votre newsletter n’est pas forcément la seule héroïne si l’utilisateur a découvert votre marque sur Instagram deux semaines avant.

Matomo permet d’analyser :

Utilisation très concrète :

L’objectif n’est pas de trouver “le canal miracle”, mais de comprendre le rôle de chaque canal dans votre écosystème digital pour répartir vos efforts intelligemment.

Transformer Matomo en tableau de bord de pilotage (et pas juste en usine à gaz)

Dernière étape : organiser l’info pour ne pas vous perdre. L’erreur classique, c’est de vouloir tout suivre… et de ne plus rien regarder.

Mon conseil : créez 2 à 3 tableaux de bord personnalisés dans Matomo, selon votre activité :

1. Tableau de bord “Direction” (vision business)

2. Tableau de bord “Acquisition & contenu”

3. Tableau de bord “UX & funnels” (si vous avez un site avec tunnel de vente)

L’objectif : que, chaque semaine, en 15–20 minutes, vous ayez une vision claire de ce qui progresse, de ce qui stagne et de ce qui doit être optimisé.

Mini check-list pour vraiment tirer parti de Matomo

Vous voulez passer de “j’ai installé Matomo” à “je pilote ma stratégie avec Matomo” ? Voici une check-list opérationnelle à suivre.

Un outil analytics ne sert à rien si vous ne l’utilisez pas pour arbitrer, tester et couper. Bien exploité, Matomo peut devenir l’allié discret mais redoutablement efficace de votre stratégie digitale : moins de suppositions, plus de décisions fondées sur des faits.

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