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Les indicateurs clés pour mesurer le retour sur investissement d’une campagne d’influence et optimiser ses budgets

Les indicateurs clés pour mesurer le retour sur investissement d’une campagne d’influence et optimiser ses budgets

Les indicateurs clés pour mesurer le retour sur investissement d’une campagne d’influence et optimiser ses budgets

Pourquoi mesurer vraiment le ROI de tes campagnes d’influence ?

Mettre 5 000€ dans une campagne d’influence sans suivre les bons indicateurs, c’est comme lancer un tunnel de vente sans tracking : tu “sens” que ça marche… ou pas, mais tu n’as aucun levier concret pour optimiser.

Le problème, ce n’est pas l’influence en elle-même. C’est la façon dont on la pilote. Beaucoup de marques (et même d’agences) se contentent encore de regarder :

  • Le nombre de vues
  • Le nombre de likes
  • Deux-trois codes promo utilisés
  • Résultat : budgets mal répartis, créateurs mal choisis, et surtout aucune vision claire du retour sur investissement.

    Dans cet article, on va voir les indicateurs clés qui permettent de mesurer vraiment le ROI d’une campagne d’influence, et comment les utiliser pour optimiser tes budgets sur le long terme. Objectif : savoir où remettre de l’argent, avec qui retravailler, et quelles activations couper sans état d’âme.

    Clarifier l’objectif avant de parler d’indicateurs

    Tu ne peux pas mesurer un retour sur investissement si tu n’es pas au clair sur ce que tu cherches à obtenir.

    Sur une campagne d’influence, les objectifs principaux se résument souvent à :

  • Notoriété : faire découvrir la marque, toucher une nouvelle audience, gagner en visibilité.
  • Considération : faire comprendre l’offre, lever des freins, générer de l’intérêt qualifié.
  • Conversion : générer des ventes, des leads, des essais produits, des inscriptions.
  • Fidélisation / communauté : créer du lien, renforcer la préférence de marque, générer de l’UGC.
  • Chaque objectif implique des indicateurs différents. Une campagne pensée pour la notoriété ne se juge pas uniquement au chiffre d’affaires généré à J+7.

    Avant même de lancer la campagne, tu dois être capable de répondre à ces questions :

  • Quel est l’objectif principal de la campagne ? (un seul objectif prioritaire)
  • Quel est l’objectif secondaire éventuellement ?
  • Qu’est-ce qu’un “succès” chiffré pour cette campagne ? (ex : +20% de trafic, 200 ventes, 1 000 leads, 1M d’impressions…)
  • Sur quelle période je mesure le résultat ? (pendant la campagne, +7 jours, +30 jours…)
  • Sans cette base, tu vas juste regarder des chiffres dans tous les sens sans savoir si ta campagne est performante ou pas.

    Les indicateurs essentiels pour mesurer le ROI d’une campagne d’influence

    On va distinguer trois grandes catégories d’indicateurs :

  • Les indicateurs de visibilité
  • Les indicateurs d’engagement
  • Les indicateurs business (ceux qui font vraiment foi pour le ROI)
  • Indicateurs de visibilité : ce qui montre que tu existes

    Ce sont les chiffres “top of funnel”. Ils ne disent pas si tu vends, mais ils montrent si ton message a été vu et par qui.

    Portée (reach) et impressions

    La portée, c’est le nombre de comptes uniques exposés au contenu. Les impressions, le nombre total d’affichages (un même compte peut voir plusieurs fois).

    À suivre :

  • Portée totale de la campagne (tous les créateurs confondus)
  • Portée moyenne par créateur
  • Portée par format (story, reel, post, vidéo YouTube, TikTok…)
  • Pourquoi c’est clé :

  • Ça te permet de vérifier si la campagne a vraiment touché le volume de personnes attendu.
  • Ça te sert de base pour calculer le CPM (coût pour mille impressions).
  • CPM d’influence (coût pour mille impressions)

    Formule simple :

    CPM = (Budget total influ / Nombre total d’impressions) x 1 000

    Exemple :

    Tu dépenses 8 000€ pour une campagne, qui génère 1 200 000 impressions.

    CPM = (8 000 / 1 200 000) x 1 000 ≈ 6,67€

    Intérêt :

  • Comparer l’influence aux autres leviers (Meta Ads, TikTok Ads, Google…)
  • Comparer la performance de différents créateurs entre eux.
  • Si tu vois un CPM à 40€ sur un créateur et à 8€ sur un autre, à audience et qualité comparables, tu sais déjà où il ne faudra pas remettre autant d’argent.

    Qualité de l’audience touchée

    Le volume, c’est bien. Mais si 50 % de l’audience est hors pays cible ou complètement hors persona, ton ROI va s’effondrer.

    À suivre (quand c’est possible, via les stats créateurs ou outils tiers) :

  • Pays principaux
  • Tranche d’âge dominante
  • Répartition hommes / femmes
  • Centres d’intérêt ou thématiques de la chaîne / du compte
  • Une campagne très “large” peut sembler impressionnante en reach, mais inutile si tu vends un SaaS B2B à des dirigeants français et que 70 % des vues viennent de collégiens brésiliens.

    Indicateurs d’engagement : ce qui montre que ton message intéresse vraiment

    C’est ici qu’on voit si le contenu a fait réagir l’audience. L’engagement seul ne fait pas le ROI, mais sans engagement, tu auras rarement de bons résultats business.

    Taux d’engagement

    Le taux d’engagement peut se calculer de plusieurs façons, mais la plus courante :

    Taux d’engagement = (Likes + commentaires + partages + sauvegardes) / Portée x 100

    À suivre :

  • Taux d’engagement par contenu
  • Taux moyen par créateur
  • Taux par format (stories vs reels vs posts…)
  • Interprétation :

  • Taux très bas : contenu trop promotionnel, pas adapté à l’audience, mauvais timing.
  • Taux élevé : l’audience réagit, débat, partage. Même si les ventes ne suivent pas tout de suite, c’est un bon signal.
  • Qualité des interactions

    Un like ne vaut pas un commentaire détaillé. Et un commentaire type “trop belle” ne vaut pas un “je viens de commander, hâte de recevoir”.

    Points à regarder :

  • Commentaires : sont-ils liés au produit / service ? Posent-ils des questions ? Témoignent-ils d’une intention d’achat ?
  • Messages privés reçus via le créateur : demandes d’infos, besoins spécifiques…
  • Partages et sauvegardes : plus le contenu est sauvegardé/partagé, plus il a de valeur dans le temps.
  • C’est là que l’humain fait la différence : tu dois lire une partie des commentaires, pas juste te contenter du chiffre global.

    Interactions “actives” : clics, swipes, liens

    Les clics vers ton site, ta landing page ou ton code promo sont des signaux très forts. Ils montrent que tu passes de l’intérêt à l’intention.

    À suivre :

  • Nombre de clics sur le lien en bio (quand le créateur le partage)
  • Nombre de swipes / clics en stories
  • Nombre de visites trackées via UTM depuis la campagne
  • Ici, on commence déjà à se rapprocher du ROI, surtout si ton site est correctement tracké derrière (Google Analytics, CRM, pixels pubs…).

    Indicateurs business : ce qui prouve que la campagne rapporte (ou pas)

    C’est là que beaucoup de marques décrochent, parce que le tracking est mal préparé. Si tu veux vraiment mesurer ton ROI, tu dois anticiper cette partie avant la campagne.

    Trafic généré et comportement sur le site

    Tu peux suivre le trafic issu de l’influence grâce à :

  • Des liens UTM personnalisés par créateur et par campagne
  • Des landing pages dédiées à certains créateurs
  • Des codes de tracking (via ton CRM / outil analytics)
  • Indicateurs à regarder :

  • Nombre de sessions issues de la campagne
  • Pages / session
  • Temps passé sur le site
  • Taux de rebond
  • Un trafic massif mais ultra froid qui rebondit en 5 secondes ne t’apportera pas de ROI. Un trafic plus restreint mais très qualifié, oui.

    Conversions et chiffre d’affaires générés

    C’est le nerf de la guerre. Les conversions peuvent être :

  • Des ventes (e-commerce, formations, services packagés…)
  • Des leads (inscriptions newsletter, demandes de devis, téléchargements de livres blancs…)
  • Des essais gratuits (freemium, démo SaaS…)
  • Pour mesurer, tu peux utiliser :

  • Des codes promo uniques par créateur
  • Des liens affiliés avec commission
  • Des UTM qui remontent jusqu’à la vente dans ton analytics
  • Un suivi CRM (source de lead = créateur X / campagne Y)
  • Indicateurs business clés :

  • Nombre de conversions attribuées à la campagne
  • Chiffre d’affaires généré (CA direct)
  • Coût par conversion (CPCV, CPL, CPA… selon ton modèle)
  • ROI direct de la campagne

    Formule simple :

    ROI = (CA généré – budget campagne) / budget campagne x 100

    Exemple :

    Budget influence : 10 000€

    CA généré mesuré (codes, tracking, UTM…) : 25 000€

    ROI = (25 000 – 10 000) / 10 000 x 100 = 150 %

    Tu as donc récupéré ta mise et généré +150 % de retour.

    Attention cependant : ce calcul ne prend pas en compte les effets long terme (recommandations, réachats, notoriété cumulée…). Mais il te donne déjà une base solide de comparaison entre campagnes.

    Valeur vie client (LTV) et impact long terme

    Si tu as un business avec récurrence (abonnements, produits consommables, formations, services), le plus intéressant n’est pas le CA de la première vente, mais la valeur vie client.

    Exemple :

  • Tu dépenses 50€ pour recruter un client via l’influence
  • Il dépense 40€ à son premier achat, puis 200€ sur 12 mois
  • Sa LTV est de 240€, ton coût d’acquisition est de 50€
  • La campagne semble “limite” à J+7 si tu regardes seulement les 40€ initiaux, mais elle est ultra rentable sur 1 an.

    Idéalement, tu dois :

  • Taguer les clients / leads issus de l’influence dans ton CRM
  • Suivre leur comportement dans le temps : réachat, panier moyen, résiliation…
  • Comparer leur LTV à celle des clients issus d’autres canaux (ads, SEO, affiliation…)
  • Indicateurs de brand lift : ce qui ne se voit pas tout de suite dans les ventes

    Certaines campagnes ont un objectif plus “image” ou “positionnement” : lancement de marque, repositionnement, changement de territoire de communication.

    Dans ce cas, les indicateurs business sont moins immédiats, et tu peux regarder :

  • Augmentation des recherches de marque sur Google
  • Augmentation des mentions de marque sur les réseaux (avec ou sans @)
  • Augmentation du nombre d’abonnés et de la qualité des nouveaux abonnés
  • Évolution du sentiment global (commentaires plus positifs, meilleure compréhension de l’offre…)
  • Tu peux aussi mener des sondages avant / après campagne sur un panel d’utilisateurs pour mesurer :

  • Taux de notoriété spontanée / assistée
  • Perception de la marque (moderne, accessible, premium, engagée…)
  • Intention d’achat future
  • Comment optimiser tes budgets d’influence avec ces indicateurs

    Mesurer, c’est bien. Utiliser les chiffres pour prendre de meilleures décisions, c’est mieux. Voici comment t’en servir pour optimiser concrètement tes budgets.

    Identifier les créateurs les plus rentables (pas forcément les plus gros)

    Ne regarde plus seulement :

  • Le nombre d’abonnés
  • Le “feeling” avec le créateur
  • Compare :

  • CPM par créateur
  • Coût par clic (budget / clics générés)
  • Coût par conversion (budget / ventes ou leads issus de ce créateur)
  • LTV moyenne des clients apportés par ce créateur (si tu peux la mesurer)
  • Souvent, les meilleurs ROI viennent de :

  • Créateurs de niche avec une audience ultra ciblée
  • Créateurs avec une forte autorité sur une thématique précise
  • Créateurs qui savent vraiment intégrer le produit dans leur contenu, sans faire “placement forcé”
  • Adapter ton mix formats et plateformes

    Analyse les résultats par :

  • Réseau (Instagram, TikTok, YouTube, Twitch…)
  • Format (stories, reels, posts, vidéos longues, lives…)
  • Tu peux constater par exemple :

  • Que TikTok t’apporte beaucoup de reach mais peu de conversions directes, alors qu’Instagram stories convertit très bien.
  • Que YouTube génère moins de volume mais un meilleur temps passé et un panier moyen plus élevé.
  • Conséquence logique : tu adaptes tes budgets en conséquence, tu concentres tes investissements sur les couples plateforme / format qui génèrent le meilleur ratio coût / résultats.

    Optimiser les briefs et la créa

    Si certains créateurs performent bien et d’autres non, ce n’est pas toujours une question d’audience. Le brief et le format comptent énormément.

    Pose-toi ces questions :

  • Les contenus qui convertissent le mieux ont-ils un angle commun ? (avant / après, témoignage, démonstration, storytelling perso…)
  • Les appels à l’action sont-ils clairs ? (où cliquer, quoi faire, quelles conditions…)
  • Les avantages produits / offre sont-ils mis en avant de façon concrète ?
  • Ton objectif : transformer ces observations en guidelines pour les prochaines campagnes :

  • Formats recommandés
  • Durée idéale
  • Placement du call-to-action
  • Arguments clés à ne pas oublier
  • Travailler sur la durée avec les créateurs qui performent

    L’influence fonctionne mieux quand la collaboration est régulière. Une seule story “one shot” convertira toujours moins qu’une relation suivie où l’audience voit le produit revenir, l’utiliser dans la vraie vie, etc.

    Grâce à tes KPIs, tu peux :

  • Identifier les créateurs à engager sur le long terme (ambassadeurs, séries de contenus, campagnes récurrentes)
  • Négocier des packages plus intéressants (commenter les chiffres avec eux, jouer la transparence)
  • Tester différents messages ou offres avec les mêmes créateurs pour optimiser dans le temps
  • Éviter les erreurs classiques qui plombent le ROI

    Quelques erreurs récurrentes que je vois encore trop souvent :

  • Ne pas installer de tracking UTM avant la campagne, et “regretter” après.
  • Multiplier les créateurs sans atteindre un minimum de répétitions pour chacun.
  • Choisir les profils uniquement sur la taille d’audience, sans regarder l’alignement avec la marque.
  • Faire des briefs trop rigides, qui brident la créativité du créateur et cassent l’authenticité.
  • Ne jamais analyser les chiffres en profondeur, juste dire “ça a bien marché” ou “on fera mieux la prochaine fois”.
  • Mini check-list opérationnelle avant ta prochaine campagne d’influence

    Pour t’aider à passer de la théorie à l’action, voici une check-list rapide à utiliser avant de lancer ta prochaine campagne.

  • Objectif : ai-je défini un objectif principal clair (notoriété / considération / conversion / fidélisation) ?
  • KPIs : ai-je listé 3 à 5 indicateurs maximum à suivre pour cet objectif, avec des cibles chiffrées ?
  • Tracking : ai-je préparé des liens UTM, des codes promo, des landing pages dédiées si besoin ?
  • Analytics : mon site / tunnel est-il correctement tracké (pixel, GA4, CRM) pour remonter les conversions ?
  • Créateurs : ai-je vérifié la qualité de l’audience (pays, âge, centres d’intérêt) et les taux d’engagement réels ?
  • Formats : ai-je choisi les formats les plus adaptés à mon objectif (ex : stories + lien pour la conversion, YouTube pour la pédagogie…) ?
  • Brief : le créateur a-t-il une marge de manœuvre créative, avec un message clair et un call-to-action précis ?
  • Budget : ai-je prévu une enveloppe pour tester plusieurs profils et réinvestir sur ceux qui performent ?
  • Reporting : ai-je planifié un bilan chiffré post-campagne (CPM, CPC, CPA, CA, LTV) et un temps pour en tirer des décisions concrètes ?
  • Itération : qu’est-ce que je veux tester ou améliorer par rapport à ma dernière campagne (format, créateur, offre, timing) ?
  • Avec ces indicateurs et cette méthode, tu sors du “pifomètre” et tu transformes tes campagnes d’influence en un vrai levier pilotable, mesurable et optimisable. Et c’est là que l’influence devient vraiment intéressante pour ton business.

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