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Les 3 meilleurs solutions de tracking e-commerce pour remplacer les cookies tiers et mieux suivre ses ventes

Les 3 meilleurs solutions de tracking e-commerce pour remplacer les cookies tiers et mieux suivre ses ventes

Les 3 meilleurs solutions de tracking e-commerce pour remplacer les cookies tiers et mieux suivre ses ventes

La fin des cookies tiers, ce n’est pas juste un gros titre anxiogène : c’est un vrai game changer pour ton e-commerce. Si tu t’appuies encore principalement sur le pixel Facebook posé “en dur” sur ton site et un Google Analytics mal configuré, tu passes à côté d’une partie de tes ventes… et donc tu optimises tes campagnes à l’aveugle.

La bonne nouvelle : il existe aujourd’hui des solutions de tracking beaucoup plus fiables que les cookies tiers, et plus alignées avec les enjeux de confidentialité. Dans cet article, on va voir 3 approches concrètes pour continuer (ou enfin commencer) à mesurer correctement tes ventes, même dans un monde sans cookies tiers.

Objectif : que tu ressortes avec un plan clair pour savoir quoi mettre en place dans les 3 prochains mois, même si tu n’es pas développeur·se.

Pourquoi les cookies tiers ne suffisent plus (et plombent ton tracking)

Avant de parler solutions, deux minutes pour recadrer le problème.

Les cookies tiers, c’est quoi ? Ce sont des cookies déposés par un domaine différent de ton site (par exemple Facebook, Google Ads, un outil de retargeting, etc.). Historiquement, ils ont permis :

Sauf que :

Résultat :

Ce qu’il te faut maintenant, ce n’est pas “un nouveau pixel miracle”, mais une façon de reprendre la main sur tes données en 1er partie (first party) et de les envoyer proprement aux bonnes plateformes.

Voici 3 solutions qui fonctionnent vraiment sur le terrain.

Solution 1 : Le tracking server-side – la base pour reprendre le contrôle

Si tu ne devais mettre en place qu’une seule chose, ce serait ça.

Le tracking server-side (ou “côté serveur”), c’est le fait de faire passer une partie de ton tracking par un serveur que tu contrôles, au lieu de tout faire depuis le navigateur du visiteur (client-side).

En pratique, ça donne :

C’est ce que permet par exemple Google Tag Manager Server-Side ou des solutions hébergées type Stape ou Tagmate.

Pourquoi c’est puissant pour ton e-commerce :

Cas d’usage concret : un shop en ligne constate que Meta Ads ne remonte que 50 % des ventes réelles qu’il voit dans Shopify. Après mise en place de GTM Server + Meta CAPI (on en parle juste après), il remonte à 80 – 90 % de ventes trackées côté Meta. Résultat : l’algorithme a enfin assez de data pour optimiser, le ROAS grimpe sans augmenter le budget.

Les briques à mettre en place (version simple) :

Oui, ça demande un peu de setup technique, mais une fois posé, c’est une fondation ultra rentable pour tout ton tracking e-commerce.

Solution 2 : Les APIs de conversion (Meta CAPI, Google Enhanced Conversions & co.)

Deuxième pilier : arrêter de compter uniquement sur les pixels et utiliser les APIs de conversion.

Tu as peut-être déjà entendu parler de Meta Conversions API (CAPI) ou de Google Enhanced Conversions. Le principe est similaire : envoyer directement depuis ton serveur (ou ton back-office e-commerce) les événements de conversion aux plateformes publicitaires.

Au lieu d’espérer que le navigateur déclenche bien le pixel, tu dis en gros : “Hey Meta, telle commande vient d’être passée, voici les infos dont tu as besoin pour l’attribuer correctement”.

Côté Meta (Facebook / Instagram) :

Résultat : même si le pixel est bloqué, Meta reçoit tes conversions par un autre canal, plus fiable.

Côté Google (Ads + GA4) :

Ce que ça change concrètement :

Exemple terrain : un e-commerçant en B2C qui tourne à 20 k€/mois d’ads voit son CPA “officiel” Meta augmenter après iOS 14. En branchant correctement Meta CAPI via GTM Server-Side + en activant Enhanced Conversions sur Google Ads, il découvre que :

En réallouant le budget d’après ces nouvelles données, il améliore son ROAS global sans dépenser un euro de plus.

Les erreurs à éviter :

Solution 3 : Un outil d’analytics first-party orienté e-commerce (Matomo, Piwik PRO, PostHog…)

Dernier pilier : arrêter de tout miser sur Google Analytics + les rapports des plateformes d’ads pour comprendre tes ventes.

Tu as besoin d’un outil d’analytics first-party, pensé pour la vie réelle de ton e-commerce, qui :

Quelques solutions connues :

Pourquoi c’est stratégique :

Exemple concret : un e-commerçant B2B vendant des formations en ligne utilise Matomo auto-hébergé. Il couple :

Résultat : il identifie que certaines campagnes Google Ads qui semblent peu rentables à court terme ramènent en réalité des clients à forte LTV sur 6–12 mois. Sans cet outil, il les aurait probablement coupées.

Ce qu’il faut regarder dans ce type d’outil :

Comment combiner ces 3 solutions pour un tracking e-commerce robuste

Tu n’as pas besoin de choisir une solution dans la liste. L’idée, c’est plutôt de les empiler intelligemment.

Le setup type qui fonctionne très bien pour la plupart des boutiques :

Tu obtiens :

Par où commencer si tu n’as encore rien (ou presque) mis en place

Si ton setup actuel, c’est : “pixel Meta + GA4 par défaut + brique de consentement vaguement installée”, voici un plan d’action réaliste.

Étape 1 : Clarifier ce que tu veux mesurer

Avant d’installer quoi que ce soit, pose sur papier :

Ça paraît basique, mais c’est ce qui évite 80 % des setups bancals.

Étape 2 : Mettre en place un dataLayer propre

Le dataLayer, c’est la couche de données que ton site envoie à ton système de tracking (GTM & co.). C’est lui qui va transporter les infos : ID produit, valeur, devise, ID client, etc.

Sur Shopify / WooCommerce, tu peux partir de :

Étape 3 : Installer un container server-side

À ce stade, tu peux :

Étape 4 : Activer les APIs de conversion

Étape 5 : Installer ton outil d’analytics first-party

Tu n’es pas obligé de tout faire d’un coup, mais l’idée est d’avancer dans cet ordre logique.

Checklist express pour moderniser ton tracking e-commerce

Pour t’aider à passer de l’article à l’action, voici une mini checklist opérationnelle.

Le tracking e-commerce post-cookies tiers, ce n’est pas juste une question de conformité : c’est une arme compétitive. Ceux qui investissent maintenant dans un système solide auront une longueur d’avance à la fois sur leurs concurrents… et sur les plateformes qui, elles, continueront à changer les règles du jeu.

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